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Comment reconnaître une pizza artisanale ?

pizza sortant du four

Entre les pizzas surgelées du supermarché, les chaînes de restauration rapide et les pizzerias de quartier, l'offre est tellement large qu'il est difficile de savoir ce qu'on mange vraiment ! Surtout que, maintenant, le terme « artisanal » est utilisé à toutes les sauces, parfois même par des établissements qui n'ont pas grand-chose d'artisanal... Alors comment faire la différence ? Il existe des indices concrets, visibles dès la commande ou dès la première bouchée, qui permettent de séparer le vrai du marketing.


Comment être sûr qu'on mange bien une pizza artisanale ?

Pas besoin d'être un expert en gastronomie italienne pour distinguer une pizza faite à la main d'un produit standardisé. Quelques repères simples suffisent à évaluer le sérieux d'une pizzeria ; d’ailleurs, voici pour vous les cinq signes qui ne mentent jamais, aussi bien à emporter qu’en livraison.


1. La pâte a du caractère

Une pâte artisanale ne ressemble jamais tout à fait à la précédente ; elle a des bulles irrégulières sur la corniche (le bord gonflé de la pizza), une texture souple au centre et un léger croustillant en dessous. À l'inverse, une pâte industrielle est uniforme, fine partout, parfois un peu cartonnée. Aussi, si chaque pizza sortie du four semble identique à la précédente, c'est probablement que la pâte arrive pré-formée.


Un bon pizzaiolo travaille sa pâte à la main, avec un temps de pousse suffisant. C'est ce temps de repos qui donne à la pâte son alvéolage, sa légèreté et sa digestibilité !


2. Les ingrédients se voient et se goûtent

Sur une pizza artisanale, les garnitures sont reconnaissables. On distingue les morceaux de champignons frais des lamelles de champignons en conserve, le jambon a une épaisseur, le fromage de chèvre fond en gardant sa texture, les légumes ont un aspect naturel, etc. À l'inverse, les garnitures industrielles sont découpées en portions identiques, avec une couleur et une consistance uniformes. 


Si la pizza ressemble à une photo de catalogue du premier au dernier morceau, c'est rarement le signe d'un travail artisanal.


3. La carte n’a pas 200 références

Une pizzeria artisanale maîtrise un nombre de recettes cohérent avec sa capacité de travail. Entre 30 et 60 compositions, c'est un éventail large mais gérable tandis qu’au-delà de 100 références, il y a de fortes chances que la préparation repose sur des produits semi-finis et un assemblage standardisé. Une carte bien construite propose également des créations maison et des recettes signatures ; c'est souvent le signe qu'un pizzaiolo a pris le temps de développer ses propres associations d'ingrédients.


4. La préparation est visible

Beaucoup de pizzerias artisanales travaillent en cuisine ouverte, avec un comptoir qui donne directement sur le plan de travail et le four. On voit la pâte s'étaler, la garniture se poser et la pizza glisser dans le four à bois ou à sole ; cette transparence est un gage de confiance, parce qu'un établissement qui n'a rien à cacher n'a aucune raison de se cacher. À l'inverse, une pizzeria qui prépare tout en arrière-cuisine sans aucune visibilité peut fonctionner de manière artisanale mais elle se prive d'un argument de réassurance important pour le client.


5. Le temps de préparation est honnête

Une pizza artisanale prend du temps. La pâte doit être étalée, garnie à la main et cuite dans un four chaud (entre 350 et 450 °C selon les fours). Comptez entre 5 et 10 minutes de cuisson, auxquelles s'ajoute le temps de préparation en amont. Si votre commande de trois pizzas est prête en quatre minutes chrono, c'est que le processus repose sur des raccourcis industriels.


Ce temps de préparation, c'est aussi ce qui explique les délais un peu plus longs en période d'affluence, dont le vendredi soir et le week-end. C'est le prix de la qualité et c'est aussi ce qui fait qu'on revient !


Est-il possible de faire des pizzas artisanales sans gluten ?

Oui, mais cela mérite quelques nuances !


En effet, le gluten est la protéine contenue dans le blé, qui donne à la pâte son élasticité et sa capacité à lever. Sans elle, la pâte ne réagit pas de la même manière : elle est plus fragile, plus cassante et elle ne développe pas la même corniche aérée qu'une pâte classique. Plusieurs alternatives sont alors possibles, comme les farines de riz, de sarrasin, de maïs ou de pois chiche. Ces dernières permettent de former une base sans gluten tout à fait correcte. Il est même possible d’utiliser des mélanges maison à base de farine de riz et de fécule de tapioca, avec un ajout de gomme xanthane pour reproduire partiellement l'élasticité perdue.


A savoir : le vrai défi pour une pizzeria artisanale, c'est la contamination croisée. Travailler des pâtes sans gluten sur le même plan de travail que des pâtes classiques, avec les mêmes ustensiles et le même four, pose un problème pour les personnes atteintes de maladie cœliaque. C’est pourquoi les pizzerias qui proposent une offre sans gluten sérieuse utilisent un espace dédié, des ustensiles différents et, parfois, un four à part. C'est un investissement logistique qui n’est pas forcément accessible à toutes et tous.


Pour les personnes intolérantes mais non cœliaques, une pâte à base de farine d'épeautre petit grain peut être un compromis intéressant. En effet, l'épeautre contient du gluten mais en quantité plus faible et avec une structure protéique différente de celle du blé moderne. Certaines personnes sensibles le tolèrent mieux même si ce n'est pas une solution adaptée à tout le monde.


Une pizza artisanale, c’est tout un art. À La Z Pizza, ces critères sont réunis au quotidien, avec plus de 50 recettes élaborées et répétées à la main avec des produits frais travaillés. En livraison ou à emporter, vous allez les adorer !

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